La grande illusion

Synopsis

Pendant la Première Guerre mondiale, lors d’un vol de reconnaissance, le capitaine de Boeldieu et son mécanicien, le lieutenant Maréchal, sont abattus à bord de leur Caudron par un as de l’aviation allemande, le commandant von Rauffenstein. Ce dernier les reçoit à son mess peu après leur capture. Puis ils sont transférés au camp d’Hallbach, où ils partagent leur chambrée avec quatre autres prisonniers de milieux divers : Cartier, un acteur, Rosenthal, un couturier juif, un instituteur et un ingénieur belge…

Incroyable Erich von Stroheim! Un vrai génie ! Rien que pour savourer sa prestation,  je regarderais ce film en boucle. Autant vous dire que pour moi ce film fait partie des chefs d’œuvres français. Sous fond de guerre, voici un film profondément humain.  Foncez !

A sa sortie en 1937, le long métrage est jugé comme un film de gauche pacifiste en faveur du rapprochement entre les peuples. Le personnage du Juif Rosenthal est apprécié parce qu’il est censé battre en brèche les antisémistes en montrant que les Juifs font la guerre comme tout le monde.

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, certains journalistes se déchaînent contre le film. Le personnage cupide de Rosenthal révèle l’antisémitisme banal et populaire des Français de l’entre-deux-guerres. Les gestes d’amitié entre soldats 

français et allemands sont vécus comme annonciateurs du régime de Vichy et comme une invitation à la collaboration.

Le film est vite réhabilité et porté aux nues par des cinéastes comme François Truffaut, grand admirateur de Jean Renoir. Truffaut interprète le film de façon rétrospective, à la lumière de la Seconde Guerre Mondiale. Il pense que la grande illusion est de penser en 1918 que c’est la dernière guerre.

Compagnon de route du Parti communiste, Jean Renoir entend montrer dans ce film que les différences sont moins grandes entre Nations qu’entre classes sociales. C’est ainsi que les deux officiers de cavalerie français et allemand sympathisent malgré la guerre qui oppose leurs deux armées. Le pendant de ces deux aristocrates est représenté par Jean Gabin,  officier prolétaire.

Fiche technique

Réalisation : RENOIR Jean Scénario : Charles SPAAK, Jean RENOIR Musique : Joseph KOSMA Photographie : Christian MATRAS (directeur), Sam LEVIN Son : Joseph DeBRETAGNE Costumes : René DECRAIS Montage : Marguerite RENOIR Décors : Eugène LOURIE, Georges WHAKEVITCH Pays : France Date : 1937 Genre : drame Durée : 113 mn Interprètes :  Jean GABIN, Pierre FRESNAY, Erich VON STROHEIM, Dita PARLO, Marcel DALIO, Julien CARETTE, Jean DASTE N&b

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