Dancer in the dark

Synopsis

Selma est une jeune émigrée tchèque, mère célibataire, travaillant dans une usine perdue des Etats-Unis. Celle-ci perd peu à peu la vue, et son fils connaîtra le même sort sauf si elle met assez d’argent de côté pour lui permettre de subir une intervention chirurgicale. Mais cette somme rondelette attire les convoitises, et bientôt l’un des voisins de Selma l’accuse de lui avoir volé cet argent…

Je n’ai pas détesté ce film, je l’ai plutôt aimé, mais sincèrement si vous voulez plomber une soirée, il est parfait pour ça. Moi, ce n’est pas trop mon truc, les histoires noires à ce point. Alors oui je préfère les films musicaux tels « Chantons sous la pluie » que « Dancer in the Dark« . Ceci dit, il est très captivant et la musique vraiment prenante. Mais je ne pense pas le revoir un jour.

« La différence entre un opéra et une opérette, c’est que l’opéra traite de sujets plus graves. « West Side Story » ressemble plus à un opéra que, disons « Singing in the Rain« , où tout le drame de Debbie Reynolds se résume presque au fait de rater? ou pas sa carrière. Normalement, il se passe des choses légères dans les comédies musicales. Avec « Dancer in the Dark » je voulais que tout soit pris aussi sérieusement que dans un opéra. Je crois que c’est un art d’être capable de susciter une telle émotion avec quelque chose de si stylisé. J’adorerais en éprouver autant avec quelqu’un qu’on tue avec une épée en carton? » (Lars von Trier).

Pour filmer les séquences dansées et chantées, Lars von Trier a utilisé simultanément 100 petites caméras numériques, dans le but de donner aux numéros musicaux le style d’une véritable retransmission en direct. La plupart étaient cachées dans le décor, d’autres ont été effacées numériquement à l’image, et quelques-unes étaient maniées par différents opérateurs, notamment pour les gros plans de Björk.

Les divergences de vue entre Björk et Lars von Trier ont souvent influencé le film durant le tournage. Lars von Trier aurait continuellement maintenu son actrice en état de faiblesse, comme l’avait fait Staney Kubrick avec sa comédienne Shelley Duvall sur « The Shining« . Björk, apparemment très impliquée dans son rôle au point de le ressentir plus que de le jouer, se serait conduite de façon névrosée et excessive, quittant même le plateau pour quelques jours en plein milieu du tournage. Cette constante confrontation, a, pour beaucoup de critiques, nui au film. Le réalisateur avoue qu’il n’est jamais allé le voir en salle, même si celui-ci est un de ses plus grands succès.

Palme d’Or au Festival de Cannes 2000.

Fiche technique

Titre original : Dancer in the Dark Réalisation : Lars VON TRIER Scénario : Lars VON TRIER Musique : BJÖRK Photographie : Robby MÜLLER (directeur), David KOSKAS (plateau) Son : Per STREIT Costumes : Manon RASMUSSEN Montage : Molly Malene STENSGAARD, François GEDIGIER Décors : Peter GRANT Chorégraphie : Vincent PATERSON Pays : Suède/Danemark/Finlande/Islande/Allemagne/France/Etats-Unis/Grande Bretagne/Norvège/Pays Bas Date : 2000 Genre : film musical Durée : 139 mn Interprètes : BJÖRK, Catherine DENEUVE, Peter STOREMARE, Vladan KOSTIG, David MORSE, Cara SEYMOUR, Jens ALBINUS, Jean-Marc BARR Couleur

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