Etre et avoir

Au cœur du Massif Central, en Auvergne. Professeur des écoles dans le petit village de Saint-Etienne-sur-Usson, Georges Lopez, fils d’immigré espagnol, doit prochainement prendre sa retraite après trente cinq ans de bons et loyaux services. Depuis la dernière rentrée, l’enseignant s’occupe de treize élèves, âgés de 3 à 11 ans et réunis dans ce que l’on appelle couramment une «classe unique». Laquelle se compose de trois groupes : les maternelles (Jojo, Alizé, Jessie, Johann, Marie et Letitia), les « moyens » (Axel et Laura), et enfin les CM2 (Julien, Nathalie, Jonathan, Olivier et Guillaume)…

Pas représentatif de l’ensemble des écoles en France, certes, mais elle existe bel et bien. Et on se prend à rêver de cette école profondément humaine. Que n’ai-je donc connu ça dans ma jeunesse ! Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré cet instituteur, cette école, ces enfants attachants dans leurs chamailleries et leur solidarité. Un peu d’optimisme dans un monde de brutes, ça fait du bien parfois.

Nicolas Philibert a choisi l’établissement scolaire de Saint-Etienne sur Usson pour réaliser son documentaire « Etre et avoir ». Il explique ce choix : 

« J’ai (…) commencé par déterminer une région, le Massif Central, parce que je voulais situer le film dans un secteur de moyenne montagne, où le climat serait rude et l’hiver difficile. Par ailleurs, il me semblait essentiel de trouver une classe comportant un effectif réduit (…), de sorte que chaque enfant soit identifiable, et puisse devenir un « personnage » du film (…). Et puis, tans qu’à faire, si la classe pouvait être spacieuse, lumineuse (…), et si les enfants avaient de bonnes têtes, cela n’était pas de refus. »

Nicolas Philibert a connu de nombreux problèmes d’ordre technique pendant le tournage. Ayant choisi de ne pas ajouter d’éclairage, la marge d’erreur pour le point était inexistante. De même, la prise de son s’est révélée assez périlleuse puisqu’un seul homme couvrait l’ensemble de la classe, ne sachant jamais à l’avance qui allait intervenir. Enfin, pour l’image, il a fallut surveiller qu’on ne voit pas les reflets de l’équipe technique dans les fenêtres ou sur le tableau.

Réalisateur : PHILIBERT Nicolas Musique : Philippe HERSANT Montage : Nicolas PHILIBERT Photographie : Christian GUY, Katell DJIAN, Laurent DIDIER, Hugues GEMIGNANI Son : Julien CLOQUET Montage : Nicolas PHILIBERT Pays : France Date : 2002 (production et sortie) Genre : documentaire Durée : 104 mn couleur

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