Mesrine : l’instinct de mort

À son retour de la guerre d’Algérie, Jacques Mesrine vit de petits boulots illégaux pour gagner de l’argent, malgré les efforts de ses parents pour lui dénicher un emploi convenable. Lors d’une escapade en Espagne, il rencontre Sophia, qu’il épouse lorsqu’elle tombe enceinte. Plus tard, Mesrine quitte la France pour le Québec avec sa maîtresse. Il y rencontre Jean-Paul Mercier, un partisan du FLQ, avec qui il tente de frauder un millionnaire. Les deux hommes se retrouvent alors en prison mais parviennent à déjouer la sécurité et s’en échappent. En cavale, les deux criminels dévalisent des banques et sèment la frayeur partout où ils passent.

Première partie d’un dyptique et peut-être la plus intéressante : celle de la naissance du gangster Mesrine jusqu’à son exil volontaire vers le Canada. Plus violente que la seconde partie, parfois plus « drôle » aussi.

C’est en 2001, à la sortie de « Sur mes lèvres » de Jacques Audiard, que le producteur Thomas Langmann contacta Vincent Cassel pour lui soumettre l’idée d’un film sur Mesrine. L’acteur accepta dans un premier temps de jouer le rôle-titre, mais il changea par la suite d’avis, trouvant la première ébauche de scénario trop manichéenne. 

« Faire un film sur un héros qui n’en est pas un était intéressant, mais à condition de le traiter comme il se doit. J’ai dû me désengager du projet. Plus tard, j’ai pourtant rappelé Thomas en lui disant que s’il repartait sur de nouvelles bases, j’étais toujours là. Tout ça s’est passé sur plusieurs années. Après pas mal de noms qui ont circulé, il m’a finalement parlé de Jean-François Richet au moment de la sortie d' »Assaut sur le central 13″. A ce moment-là je pensais encore qu’il ne fallait faire qu’un seul film. C’est Abdel Raouf Dafri qui m’a convaincu d’un scénario en deux parties. Il avait réussi à trouver le ton qui dévoilait toute la noirceur et les paradoxes du personnage. C’est là que j’ai donné mon accord pour les deux films.« 

Réalisateur : RICHET Jean-François Scénario : Abdel Raouf DAFRI, Musique : Eloi PAINCHAUD Photographie : Robert GANTZ Son : François GROULT, Alexandre WIDMER, Loïc PRIAN Costumes : Virginie MONTEL Montage : Hervé SCHNEID, Thibaut DAMADE Décors : Emile GHIGO Effets visuels : Alain CARSOUX Pays : France/Canada/Italie Date : 2008 (production et sortie) Genre : historique Durée : 113 mn Interprètes : Vincent CASSEL, Cécile DE FRANCE, Gérard DEPARDIEU, Gilles LELLOUCHE, Roy DUPUIS, Elena ANAYA, Michel DUCHAUSSOY, Myriam BOYER Couleur

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