La maison du docteur Edwardes

Synopsis

Le docteur Constance Peterson travaille dans un établissement psychiatrique du nom de Green Manors, dirigé par le docteur Murchison. Ce dernier est sur le point de partir en retraite et doit être remplacé par le jeune et talentueux docteur Anthony Edwardes. Une fois installé, le nouveau directeur s’avère être un amnésique du nom de John Ballantine, soupçonné d’avoir fait disparaître le véritable docteur Edwardes. Constance Peterson, qui en est tombé amoureuse, va l’aider à retrouver son identité

Hitchcock aborde dans ce film la psychanalyse avec ce personnage amnésique qui a peur de raies noires sur du blanc. Ce thème sera d’ailleurs repris dans « Marnie » qui, elle, a peur du rouge. Dans ce dernier cas, le rôle du psy sera joué par le mari et non par un professionnel comme c’est le cas dans Spellbound puisque Ingrid Bergam campe le rôle d’une psy. Ce film n’est peut-être pas un des meilleurs de Hitchcock mais personnellement je l’aime beaucoup. 

Le rêve surréaliste dont les dessins ont été peints par Dali.

Hitchcock : « Quand nous sommes arrivés aux séquences de rêve, j’ai voulu absolument rompre avec la tradition des rêves de cinéma qui sont habituellement brumeux et confus, avec l’écran qui tremble, etc. J’ai demandé à Selznick de s’assurer la collaboration de Salvador Dali. (…) La seule raison était ma volonté d’obtenir des rêves très visuels avec des traits aigus et clairs, dans une image plus claire que celle du film justement. Je voulais Dali à cause de l’aspect aigu de son architecture« 

Alfred Hitchcock était déçu des limites des expressions faciales de Gregory PeckSelon Peck,

« je ne pouvais pas produire les expressions faciales que Hitch désirait. Je n’avais pas cette facilité. Il avait déjà une idée préconçue de ce que l’expression devrait être sur votre visage, il a planifié cela avec autant de soin que le angles de caméra. Hitchcock était un camarade de l’extérieur, et j’ai suivi la formation Stanislavski du quartier Playhouse, ce qui signifie que vous travaillez de l’intérieur. »

(entretien entre Truffaut et Hitchcock, Gallimard)

Fiche technique

Titre original : Spellbound Réalisation : Alfred HITCHCOCK Scénario : Ben HECHT Musique : Miklos ROZSA Photographie : George BARNES Son : Richard DeWEESE Costumes : Ann PECK, Howard GREER Montage : Al C. KERN, William H. ZIEGLER Décors : Emile KURI Effets spéciaux : Clarence SLIFER, Jack COSGROVE Pays : Etats-Unis Date : 1945 Genre : Suspense Durée :111 mn Interprètes : Ingrid BERGMAN, Gregory PECK, Michael TCHEKHOV, Leo G. CARROLL, Rhonda FLEMING, John EMERY, Norman LLOYD N&b

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