Le silence des agneaux

Un serial killer terrorise l’est des Etats-Unis. Toutes ses victimes sont des femmes, qu’il dépèce après les avoir tuées. Surnommé Buffalo Bill par les services de police, il reste introuvable. Jack Crawford, responsable des études du comportement au FBI, confie une délicate mission à une étudiante inexpérimentée, Clarice Starling. Pour comprendre le tueur, elle doit demander de l’aide à un autre psychopathe, le docteur Hannibal Lecter.

J’ai été voir ce film par hasard et je n’ai vraiment pas été déçue. Scénario sans faille, jeu des acteurs excellents, ambiance stressante grâce notamment à la musique de Howard Shore (grand compositeur de films). On peut regarder ce film plusieurs fois, il y a toujours un petit détail qui nous échappe et j’aime ça. Petit clin d’œil aux films d’horreur puisqu’il y a l’apparition de George A. Romero, réalisateur (« La nuit des morts-vivants » 1968, par exemple) et acteur de ce genre de films. « Le silence des agneaux » a eu beaucoup de succès et aura inspiré d’autres films, certes bons mais pas à sa hauteur, comme « Seven » ou encore « Bone Collector » (même style de meurtres et même style de musique).

Le film a remporté 5 Oscars majeurs : meilleur film, meilleur réalisateur (Jonathan Demme), meilleur acteur (Anthony Hopkins), meilleure actrice (Jodie Foster) et meilleure adaptation (Ted Tally).

La préparation du film se fit dans un grand souci de réalisme. Scott Glenn et Jodie Foster furent mis en relation avec des agents du FBI, et passèrent beaucoup de temps à se familiariser avec les techniques, mais également avec l’état d’esprit de ces personnes. De même, afin de mettre en scène un psychopathe crédible, Demme et son équipe se sont lancés dans de longues recherches, qui ont abouti à la naissance de James « Buffalo Bill » Gumb, un mélange de trois tueurs en série ayant existé : Ed Gein qui s’habillait avec la peau de ses victimes et se regardait régulièrement dans les miroirs. Le second était Ted Bundy, un étudiant qui usait d’un faux plâtre au poignet afin de susciter la pitié des jeunes filles. Enfin, le tueur Gary Michael Heidnick, qui séquestrait les femmes dans une cave.

Jodie Foster affirme que lors de la première rencontre entre Lecteur et Starling, la moquerie d’Anthony Hopkins utilisant son accent du sud a été improvisée. La réaction horrifiée de Jodie Foster était authentique car elle se sentait personnellement attaquée. Elle a remercié Hopkins d’avoir suscité une réaction aussi honnête.

L’idée d’utiliser du verre dans la cellule de Lecter à Baltimore, par opposition aux barreaux traditionnels, est venue de la décoratrice Kristi ZeaLe réalisateur était mécontent de tourner les scènes de Lecter à travers les barreaux, car il estimait qu’ils annulaient le sentiment d’intimité entre Lecter et Starling, qu’il essayait de réaliser. 

En étudiant le personnage qu’il a joué, Anthony Hopkins a décidé d’utiliser  une caractéristique particulière chez les reptiles. Ils ne clignotent que lorsqu’ils le souhaitent et le font consciemment. Par conséquent, dans le film, Hopkins ne clignote que dans des moments spéciaux et très consciemment.

Titre original : The silence of the lambs Réalisateur : Jonathan DEMME Scénario : Ted TALLY Musique : Howard SHORE Photographie : Tak FUJIMOTO (directeur), Ken REGAN (plateau) Son : Skip LIEVSAY Costumes : Colleen ATWOOD Montage : Craig McKAY Décors : Kristi ZEA, Karen O’HARA Pays : Etats-Unis Date : 1991 Genre : suspense, policier Durée : 118 mn Interprètes : Jodie FOSTER, Anthony HOPKINS, Scott GLENN, Ted LEVINE, Roger CORMAN, George A. ROMERO Couleur

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