Orange mécanique

Alex et ses « droogs » terrorisent la population : agressions, viols et vols se succèdent. Après un meurtre « accidentel », Alex est incarcéré. Il sert de cobaye pour la méthode Ludovico qui combat la violence de chacun en la retournant contre elle-même…

La première fois que j’ai vu ce film, je dois dire que j’ai vraiment eu du mal à regarder. Je n’ai jamais autant eu un sentiment de voyeurisme. J’avais l’impression de participer aux actes ultra-violents d’Alex et j’étais très mal à l’aise. Pour couronner le tout, c’est souvent insoutenable, sentiment peut-être accentué par le fait qu’il est très esthétique. Il faudra que je revois ce film.

Le titre « Orange mécanique » vient d’une vieille expression cockney, « bizarre comme une orange mécanique« , c’est-à-dire très étrange ou inhabituel. Orange signifie également « homme » en argot anglais. Le titre signifierait dont « L’homme mécanique« , ce qui décrirait l’état d’Alex après sa thérapie.

La bande originale de « Orange mécanique » est très particulière, voire « expérimentale » pour l’époque. Kubrick préférait généralement utiliser de la musique classique existante plutôt que de faire appel à des compositeurs hollywoodiens, incapables selon lui de rivaliser avec les grands classiques. Il réfléchissait alors, le film étant en cours de montage, à un moyen d’accommoder Beethoven, nécessairement présent dans la bande originale en raison du culte que lui voue le jeune voyou protagoniste, lorsqu’il reçut une proposition d’un ingénieur du son et compositeur, alors auréolé du succès immense de l’une des productions classiques les plus hardies à l’époque : Walter Carolos et son Switched on Bach, l’album de musique baroque jouée avec un instrument alors révolutionnaire, le synthétiseur modulaire. En effet, Carlos avait eu vent de ce que Kubrick travaillait sur une adaptation de Clockwork Orange. Il parut évident à Carlos que la musique de Beethoven ne pouvait, sur un tel projet, être adaptée que par lui.

Titre original : A clockwork Orange Réalisateur : KUBRICK Stanley Scénario : Stanley KUBRICK Musique : BEETHOVEN, PURCELL, Walter CARLOS Photographie : John ALCOTT Son : John JORDAN Costumes : Milena CANONERO, Ron BECK Montage : Bill BUTLER Décors : John BARRY Pays : Grande Bretagne Date : 1972 Genre : science fiction Durée : 136 mn Interprètes : Malcolm McDOWELL, Patrick MAGEE, Michael BLATES, Warren CLARK Couleur

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