La cinquième victime

Une série de meurtres sexuels terrifie New York. Le criminel est surnommé « le tueur au bâton rouge à lèvres ». Le jeune Walter Kyne vient d’hériter de l’un des quotidiens les plus importants de la ville, « The Sentinel« . Il propose une sorte de concours à ses collaborateurs : celui qui découvrira le meurtrier décrochera le poste de rédacteur en chef. Griffith, un des rédacteurs, se fait aider par son ami, le journaliste Edward Mobley qui est lui-même lié au commissaire chargé de l’enquête. Quant au jovial Mark Loving, il demande à sa séduisante maîtresse de lui donner les informations recueillies par Mobley.

Jusqu’où une personne (ici un journaliste) peut aller pour obtenir un poste qu’elle convoite? Telle est la question dans ce film. C’est un excellent Fritz Lang. 

A propos de la conclusion du film, Jean Domarchi et Jacques Rivette pour les Cahiers du Cinéma (n° 99 – septembre 1959) remarquaient qu’elle leur avait « paru très pessimiste, plus même, pleine d’amertume« . Fritz Lang, dans le seul entretien qu’il accorda aux Cahiers, à l’occasion d’une rétrospective de son oeuvre organisée par la Cinémathèque, répondit : 

« Ma conclusion n’est pas pessimiste. Nous voyons le combat de quatre hommes pour obtenir une position sociale, l’un pour l’argent, l’autre pour le pouvoir, le troisième, je ne sais plus, et le dernier parce qu’il aime ça. Mais l’homme qui gagne sur tous les autres, c’est celui qui a un idéal. Ça veut dire, si tu fais toujours ce que tu dois faire sans te détester, si tu n’as pas besoin de cracher dans le miroir quand tu te regardes le matin, tu reçois ce que tu désires. Alors, où voyez-vous du pessimisme?« 

Le film était basé sur une véritable affaire de meurtre qui a eu lieu en 1946. Cette année-là, William Heirens a tué trois femmes et laissé un message griffonné de rouge à lèvres sur un miroir de salle de bain après le deuxième meurtre. Dans le message, il a exhorté la police à l’attraper avant qu’il ne tue à nouveau. Pour cette raison, la presse l’a surnommé « The Lipstick Killer« .

Titre original : While the city sleeps Réalisateur : Fritz LANG Scénario : Casey ROBINSON Musique : Herschel Burke GILBERT Photographie : Ernest LASZLO Son : Jack SOLOMON, Buddy MYERS, Verna FIELDS Costumes : Norma KOCH Montage : Gene FOLLER Jr Décors : Jack MILLS Pays : Etats-Unis Date : 1956 Genre : policier Durée : 100 mn Interprètes : Dana ANDREWS, Rhonda FLEMING, George SANDERS, Howard DUFF, Thomas MITCHELL, Vincent PRICE, Sally FORREST N&b

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