Le corbeau

Synopsis

Les notables de Saint-Robin, petite ville de province, commencent à recevoir des lettres anonymes signées Le corbeau, dont le contenu est calomnieux. Les accusations se portent régulièrement sur le docteur Rémi Germain, accusé de pratique abortives, ainsi que sur d’autres personnes de la ville. Les choses se gâtent lorsque l’un des patients du docteur Germain se suicide, une lettre lui ayant révélé qu’il ne survivrait pas à sa maladie. Le docteur Germain enquête pour découvrir l’identité du mystérieux corbeau.

Excellentissime ! De la tension jusqu’à la fin. Un scénario maîtrisé. De grands acteurs. Un réalisateur qui nous fait penser qu’on n’a rien à envier aux homologues américains. Bref, un vrai bonheur.

Le film fut interdit à la Libération. A travers la lettre anonyme, comment ne pas y voir une évocation de la délation dont on sait qu’elle fut dans les années 40 une triste réalité. Le film fut produit par Continental-Films, une compagnie de production allemande. Tout cela donna aux détracteurs de Clouzot du grain à moudre.

Le scénario d’inspire d’un fait divers survenu dans les années 20 : l’affaire de Tulle. De 1917 à 1922, des lettres anonymes s’abattent sur 

la ville de Tulle. Glissés dans les paniers des ménagères, abandonnés sur les trottoirs, les rebords des fenêtres et jusque sur les bancs des églises, ces centaines de courriers qui dénoncent l’infidélité des uns, la mauvaise conduite des autres alimentent toutes les conversations et inquiètent les habitants. Peu à peu, une atmosphère de suspicion recouvre la ville : quel est donc ce mystérieux anonyme et que recherche-t-il? Quand un greffier de la préfecture, troublé par la réception d’une lettre anonyme, perd la raison et meurt au cours d’une crise de démence, l’enquête policière s’accélère et la presse nationale se précipite à Tulle. Une dictée collective parvint à identifier le coupable. L’auteur des lettres anonymes signait « L’œil de Tigre ».

Fiche technique

Réalisateur Henri-GeorgesCLOUZOT Adaptation : Henri-Georges CLOUZOT, Louis CHAVANCE Musique : Tony AUBIN Photographie : Nicolas HAYER (directeur), Henri PECQUEUX Son : William Robert SIVEL Montage : Marguerite BEAUGE Décors : André ANDREJEW Effets spéciaux : Nicolas WILCKE Pays France Date : 1943 Genre : drame Durée : 93 mn Interprètes : Pierre FRESNAY, Ginette LECLERC, Hélèna MANSON, Pierre BERTIN, Liliane MAIGNE, Noël ROQUEVERT, SYLVIE N&b

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