La chatte sur un toit brûlant

Synopsis

Maggie et Brick forment un couple en pleine crise : Brick semble détester sa femme et déprimé par le suicide de son meilleur ami se réfugie dans l’alcool. Maggie brûle de désir pour l’homme qu’elle aime, mais toutes ses « chatteries » n’y font rien. La grande famille se réunit dans une villa autour du patriarche malade, Big Daddy. La famille, qui lui cache son état, lui joue une atroce comédie pour son dernier anniversaire…

Ce huit-clos a bien du mal à démarrer, j’ai même failli m’ennuyer. Et puis petit à petit, on reste scotché, attendant que les personnages se dévoilent et finissent par vomir leurs sentiments. Car ici, il s’agit des rapports entre les membres élargis d’une famille, entre les fils et le père, entre les maris et leurs femmes et entre les deux frères. Les non-dits, les semblants volent en éclat lors de l’anniversaire du père qui va prochainement mourir. Les masques tombent révélant chaque personnalité. On ne peut pas s’empêcher, en regardant ce film, de réfléchir aux relations que l’on a dans sa propre famille. Troublant. C’est un film très bavard, aux dialogues très justes, souvent violents. L’interprétation de Newman et Taylor est remarquable.

Au moment de la préparation du tournage, les producteurs n’étaient pas vraiment emballés à l’idée de faire jouer Paul Newman dans le film, l’acteur n’étant pas encore une vedette. C’est Richard Brooks qui insista pour que le jeune homme tienne le rôle principal dans « La chatte sur un toit brûlant » :

« Ce que j’aimais en lui, c’était qu’il avait déjà fait du théâtre ; de plus il est physiquement le modèle même du héros de Tennessee Williams. Mais la raison principale qui m’a poussé à le choisir, c’est qu’il y a toujours en lui quelque chose qui demeure secret et refuse de se dévoiler facilement (…). Son grand talent lui permet de garder en lui ce secret qui est l’explication de tout être humain« .

Lorsqu’on lui affirme que l’homosexualité est complètement balayée dans son adaptation, Richard Brooks défend ses choix et son parti-prix : 

« J’ai essayé de conserver toutes les intentions (…). Je n’avais pas l’impression que la question de l’homosexualité latente ou évidente était indispensable pour l’histoire. De plus, dans un théâtre, vous avez une audience conditionnée, mais si au cinéma vous voyez un homme à l’écran, qui passe son temps à dire qu’il n’a pas envie de coucher avec Elizabeth Taylor alors le public commencera à siffler. Ils ne peuvent s’identifier avec le héros parce qu’eux, ils ont envie de coucher avec Elizabeth Taylor. Mais si Paul Newman disait : « Non ma chérie, je pense à Skipper… », la salle éclaterait de rire. Il a fallu que je trouve une dramatisation du refus non parce que Newman est incapable de l’aimer, mais parce qu’il la considère comme responsable de la mort de Skipper. »

Fiche technique

Titre original : Cat on a hot tin roof Réalisateur : BROOKS Richard Scénario : Richard BROOKS, James POE Musique : Charles WOLCOTT Photographie : William H. DANIELS Son : Wesley C. MILLER, Norwood A. FENTON Costumes : Helen ROSE Montage : Ferris WEBSTER Décors : Henry GRACE, Robert PRIESTLEY Effets spéciaux : Lee LEBLANC Pays : Etats-Unis Date : 1958 (production et sortie) Genre : drame Durée : 108 mn Interprètes : Elizabeth TAYLOR, Paul NEWMAN, Burl IVES, Judith ANDERSON, Madeleine SHERWOOD, Jack CARSON, Larry GATES Couleur

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