La charge victorieuse

Synopsis

Pendant la guerre de Sécession, le jeune Henry Fleming s’apprête à découvrir les horreurs du champ de bataille. Au cours de la première offensive à laquelle il participe, il est saisi par la peur et s’enfuit dans les bois. Il erre dans cette forêt toute la nuit, puis réussit à rejoindre sa compagnie qui a battu en retraite. A ses compagnons qui le croyaient mort, Fleming raconte un mensonge pour justifier sa disparition.

John Huston a considéré « La charge victorieuse » comme son meilleur film. Après une lutte de pouvoir au somment de la direction de la MGM, le film est passé d’une épopée de 2 heures à la version de 69 minutes diffusée en salles. Huston et Audie Murphy ont essayé en vain d’acheter le film afin qu’il puisse être réédité à sa longueur d’origine. Le studio a affirmé que les images coupées ont été détruites. A moins qu’il n’y ait une copie non découverte de la version non coupée, ce film ne sera jamais vu comme John Huston le souhaitait. Après avoir vu ce que la MGM avait fait au film, John Huston a demandé à son agent d’inclure une clause dans tous ses futurs contrats garantissant qu’il recevrait une copie des coupes sur tous ses films.

John Huston a failli renoncer à faire ce film tant il a causé de conflits entre le chef de studio Louis B. Mayer et le chef de production Dore Schary. Huston a informé Mayer de sa décision, mais a changé d’avis après que Mayer lui a dit : « John Huston, vous me décevez. Si vous croyez vraiment en ce film, vous devriez vous battre pour cela.« 

Au début du film, Henry Fleming est montré en train d’écrire une lettre à sa famille. La date en haut de la lettre est le 10 septembre 1862.  La bataille décrite dans le film est Turner’s Gap, South Montain le 14 septembre ou Antietam Creek (Sharpsburg) le 17 septembre. Les chercheurs conviennent généralement que la bataille dans le roman ressemble plus à Chancellorsville en mai 1863. Le roman ne nomme jamais un lieu ni ne donne de date. Un an après la publication du roman, Stephen Crane a écrit une nouvelle intitulée « The Veteran« , publiée dans le magazine « McClure’s« . Dans l’histoire, Henry Fleming est un vieil homme qui raconte l’histoire de sa première bataille pendant la guerre civile et l’identifie comme étant celle de Chancellorsville.

Bill Mauldin qui jouait Tom, était, comme Audie Murphy un vrai soldat. Il était également le plus célèbre des caricaturistes de guerre de son époque et a remporté plusieurs prix Pulitzer pour son travail. Il connaissait déjà Murphy, ayant passé du temps avec son unité en Italie.

Louis B. Mayer hésitait à donner le feu vert au film considérant que les images de la guerre civile n’étaient pas rentables et qu’il n’y avait ni tête d’affiche ni rôle féminin. Il n’a accepté la réalisation du film que parce qu’il voulait John Huston pour diriger « Quo Vadis« , que le réalisateur ne fera finalement pas.

John Huston n’a jamais regardé les rushs du film. Lorsque le producteur Gottfried Reinhardt lui a dit qu’une scène devait être re-tournée, le cinéaste l’a regardé, puis la re-tournée exactement de la même manière.

Fiche technique

Titre original : The Red Badge of Courage Réalisateur : John HUSTON Scénario : John HUSTON Musique : Bronislau KAPER Photographie : Harold ROSSON Son : Douglas SHEARER, James BROCK Montage : Ben LEWIS, Margareth BOOTH Décors : Edwin B. WILLIS, Fred MacLEAN Effets spéciaux : Warren NEWCOMBE Pays : Etats-Unis Date : 1951 Genre : Guerre Durée : 69 mn Interprètes : Audie MURPHY, Bill MAULDIN, Douglas DICK, Royal DANO, John DIERKES, Andy DEVINE, Arthur HUNNICUTT, Tim DURANT N&b

4 réflexions au sujet de « La charge victorieuse »

  1. Il est parfois difficile de s’y retrouver entre toutes ces « charges » de l’époque : héroïque chez Ford, fantastique chez Walsh, victorieuse chez Huston. Les trois sont de très grands films. Celui de Huston est parmi mes préférés de sa filmo. C’est toujours poignant de voir Audie Murphy dans ce genre de film qui montre les ravages de la guerre sur l’esprit humain. Murphy, soldat le plus décoré de la seconde guerre mondiale, en savait quelque chose.
    Ça me donne très envie de revoir ce Réd Badge of Courage.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, c’est plus facile de s’y retrouver avec les titres originaux : She wore a yellow ribbon/They died with their boots on et ils ont beaucoup plus de sens que les titres français. Moi aussi j’aimerais bien le revoir celui-là. Dommage qu’il n’ait pas marché d’ailleurs

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