Ant-Man

Synopsis

A peine sorti de prison, Scott Lang, un escroc, comprend qu’il ne pourra pas voir sa fille, qui vit chez sa mère, tant qu’il n’aura pas trouvé un travail sérieux. Mais son passé de détenu joue contre lui et, pour se refaire, Scott accepte de cambrioler une maison sur les conseils de son complice Luis. Cette maison est celle de Hank Pym, un scientifique qui a mis au point un mystérieux costume permettant de rétrécir jusqu’à atteindre la taille d’un insecte.

Je ne connaissais pas du tout ce personnage de Marvel avant de l’apercevoir dans « Avengers : Endgame« . Il est devenu un de mes personnages préférés. Ce film est une bonne surprise : un héros attachant, « normal », de l’humour, des effets visuels excellents mais qui ne vont pas dans la surenchère pour nous en mettre plein la vue. J’ai aimé.

En mai 2014, Edgar Wright annonçait qu’il n’allait pas réaliser le film sur lequel il était annoncé comme scénariste depuis 2006. Les studios Marvel ayant décidé de faire une version du scénario sans lui, Edgar Wright a eu le sentiment que ce film ne devenait plus qu’une commande, il s’est senti moins investi et s’est demandé ce qu’il faisait là. Peyton Reed prenait donc la succession.

« J’ai lu le script d’Edgar et Joe, que j’ai trouvé génial. C’était leur idée de faire d’Ant-Man un film de casse, de créer une relation de mentor à élève entre Pym et Scott et de placer le combat final dans la chambre à coucher d’une petite fille. C’était brillant. On a étoffé tout l’aspect « subatomique de l’histoire, pour retrouver un peu le côté psychédélique des comics des années 60 et 70. J’ai aussi poussé l’idée du film de casse jusqu’au bout, en termes de montage et de mise en scène. L’illustration des histoires de Luis qui explique d’où vient son tuyau, c’est ça. On a retravaillé le vol du costume avec l’aide d’un pote qui bosse pour la sécurité, c’est lui qui nous a suggéré certains détails comme geler le métal pour ouvrir le coffre par exemple. » (Peyton Reed)

En 2014, Marvel annonce le recrutement de Michael Douglas. Le comédien y joue l’homme fourmi original, apparu pour la première fois dans les comics en 1962.

« Quand mon agent m’a appelé j’étais là : « Yes, enfin ! » Parce que j’avais parlé à mes amis Jack Nicholson et Danny DeVito par rapport à leurs rôles de méchants dans Batman, et ils n’arrêtaient pas de me dire à quel point c’était jouissif. Du coup j’étais un peu frustré : pourquoi personne ne pensait à moi pour un film de super-héros? Bon, comme je ne suis pas un grand connaisseur de comics, ils m’ont envoyé ce qui correspond à deux ans de parutions des comics Ant-Man, avec tout le background du perso. (…). Sur un tournage, mon but est de mettre tout le monde à l’aise.

Paul était super gentil, par contre j’étais jaloux d’un truc : vu qu’il a participé à la réécriture du scénario, il s’est attribué pleins de répliques marrantes ! Moi je reste sérieux la plupart du temps. Mais la plus grosse surprise c’était Michael Pena. Tu le mets dans une scène, il bouffe tout le reste ! D’un petit rôle il a pu faire un truc très personnel. (…) D’ailleurs j’étais aussi jaloux de ses capacités d’improvisation. Je serai incapable de faire ça, c’est dingue. Et en plus mon personnage ne me permet pas autant de liberté. J’amène les trucs pesants, le cœur de l’intrigue, les enjeux… En gros, je sors une tirade sur un ton grave à Paul Rudd, qui, lui, va simplement dégainer une réplique super drôle et faire rire toute la salle ! » (Michael Douglas)

L’acteur Paul Rudd, le héros du film, incarne lui Scott Lang l’autre Ant-Man, dont les aventures ont été publiées à partir de 1979. 

« La première fois que j’ai enfilé le costume c’était génial. J’étais vraiment comme un gosse. (…) Si j’en avais un vrai, je pense que je ferais des trucs vraiment débiles avec. Mais surtout je serais curieux ; toute la phase de découverte, quand Scott découvre toutes les possibilités offertes par un tel pouvoir, c’est un peu ça. D’ailleurs on a écrit pleins de scènes dans cette idée, certaines incroyablement stupides et d’autres vraiment inventives. Evidemment plus de la moitié n’ont pas été tournées, ça allait trop loin. On va dire qu’avec un film PG13 (film déconseillé aux moins de 13 ans), on aurait pu montrer Ant-Man s’incruster à des événements sportifs, des gros match, ou des concerts, genre s’asseoir sur le bout de la guitare de Jack White, niveau première loge c’est imbattable. Si on bascule dans un film R Rated (les mineurs de 17 ans et moins doivent être accompagnés d’un adulte), tout de suite on pense à d’autres utilisations de son pouvoir pour des trucs un peu plus… adultes, on va dire ça comme ça. (…) J’aimais la bizarrerie du concept. C’est vrai que même mon fils de 9 ans m’a dit « j’ai hâte de voir jusqu’à quel point ça va être stupide » mais c’était pour me charrier, et au final il a été conquis alors que mes autres films ne l’ont jamais intéressé. C’est clair que les gens ne voient pas spontanément les fourmis comme un symbole super héroïque. J’espère que le film change cette vision des choses. Perso, je me suis renseigné pour le film sur les différentes sortes de fourmis qui existent, et je suis sérieux, je les respecte vraiment plus qu’avant ! » (Paul Rudd)

Fiche technique

Titre original : Ant-Man Réalisateur : Peyton REED Scénario : Adam McKAY, Paul RUDD, Joe CORNISH, Edgar WRIGHT Musique : Christophe BECK Photographie : Russell CARPENTER Costumes : Sammy SHELDON Montage : Dan LEBENTAL, Colby PARKER Jr. Décors : Shepherd FRANKEL, Marcus ROWLAND, Leslie POPE Effets spéciaux et visuels : Dan SUDICK (effets spéciaux), Charlotte LOUGHNANE, Alex WUTTKE, Jack MORRISON (effets visuels) Pays : Etats-Unis/Grande Bretagne Date : 2015 (production et sortie) Genre : science fiction Durée : 117 mn Interprètes : Paul RUDD, Evangeline LILLY, Corey STOLL, Michael DOUGLAS, Bobby CANNAVALE, Michael PENA, T.I., Wood HARRIS Couleur

2 réflexions au sujet de « Ant-Man »

  1. C’est un bon Marvel en effet. Sa suite est pas mal aussi. Je trouve que le studio trouve la bonne alchimie entre ces héros issus de la vie « ordinaire », souvent beaucoup plus fun, et ceux qui sont investis de hautes responsabilités (milliardaires, dieux, savants, rois, agents, soldats…) Finalement, Tony Stark était le personnage idéal pour faire le lien, lui qui n’était qu’un grand gamin. J’en reparle bientôt à l’occasion d’une chronique sur Iron Man 3.😉

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