
Synopsis
La France de 1793 marche au bord du gouffre. Attaquée de toutes parts, à l’intérieur comme à l’extérieur, la Révolution s’est durcie. Après s’être retiré à Arcy-sur-Aube, l’un des géants de 1789, l’illustre et tonitruant Danton, revient à Paris. Tant par lassitude que par idéalisme, il prend la tête du parti qui prône l’apaisement, la négociation avec les armées ennemies et la fin du régime de la Terreur. Le journaliste Camille Desmoulins lui apporte son concours fébrile. Face à eux se tient l’inflexible Robespierre, aux vues radicalement opposées. Pour lui, la Révolution ne survivra et ne servira réellement le peuple qu’en combattant pied à pied…
Plutôt mal accueilli à sa sortie, Wajda fut accusé, entre autres, d’inexactitudes historiques.
« Qui sait réellement qui est elle [la vérité historique]. Il y a polémique même entre les historiens. La découverte de faits nouveaux vient sans cesse tout remettre en cause. Un bon film historique doit révéler le psychisme des personnages de l’époque. Comment se comportaient-ils? Qu’est-ce qui les motivait? Ce sont ces questions-là qu’il faut se poser. Ensuite, on peut réfléchir aux décors et aux costumes.«
(Wajda. Entretien. Télérama n° 1721, 5 janvier 1983)
« J’ai essayé de profiter de toute l’expérience que j’avais vécue en 81 en Pologne où j’ai vue une Révolution de mes propres yeux, où j’ai vu des gens fatigués qui luttaient, qui discouraient pendant des heures, qui s’attendent à quelque chose, qui vivent de l’espoir. Mais je pense que sans cette image, je n’aurais pas su faire ce film. (…) La foule au nom de laquelle tout le monde parle, or personne ne sait ce que veut vraiment la foule, à quoi elle se décide, ce qu’elle exige. »
(Wajda, Antenne 2, 11 décembre 1982. Ina)

« C’est surtout la générosité et la force, une force insensée. Parce qu’à 33 ans, il dormait 2h/3h par nuit, sans arrêt il pensait. En plus, quand il était seul, il s’évanouissait comme ça, de fatigue et ce qui le remettait en vie, c’est le public, ses amis qu’il avait envie de défendre. Ça en donnait une force étonnante. Le goût de la gloire oui, mais à la fin, les trois semaines qu’on a tournées, ce n’était pas réellement la gloire, c’était surtout le goût de la paix et de la liberté et de la vie à défendre. »
(Depardieu à propos de Danton. Antenne 2, le 11 décembre 1982. Ina)

Fiche technique
Réalisateur : WAJDA Andrzej Scénario : Jean-Claude CARRIERE – collaborateurs : Andrzej WAJDA, Jacek GASIOROWSKI, Boleslaw MICHALEK, Agnieszka HOLLAND Musique : Jean PRODROMIDES Photographie : Igor LUTHER (directeur), Georges PIERRE (plateau) Son : Jean-Pierre RUH, Dominique HENNEQUIN, Piotr ZAWADZKI Costumes : Yvonne SASSINOT de NESLE Montage : Halina PRUGAR-KETLING Décors : Allan STARSKI Pays : Pologne/France Date : 1982 (production – sortie) Genre : Historique Durée : 130 mn Interprètes : Gérard DEPARDIEU, Wojciech PSZONIAK, Patrice CHEREAU, Roger PLANCHON, Andrzej SEWERYN, Angela WINKLER, Jacques VILLERET, Roland BLANCHE, Bugoslaw LINDA Couleur





Je me souviens avoir vu ce film à sa sortie. J’en garde un souvenir imprécis mais la prestation de Depardieu reste prégnante, notamment sa voix éteinte lors des derniers débats lors desquels il tente de défendre sa vie et sa cause.
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