La mouche

Lors d’un congrès scientifique, Seth Brundle, un séduisant chercheur en biologie, rencontre Veronica, une journaliste, et l’invite à venir admirer chez lui l’invention qu’il a mise au point : un téléporteur, une machine qui a la faculté de décomposer la matière puis de la reconstituer molécule par molécule. Toute l’opération est commandée par ordinateur. Seth, après avoir réussi un certain nombre d’essais, dont un sur un singe, décide d’être le prochain cobaye. 

Un bon film d’horreur plutôt classique et sans surprise. Préférez-lui « La mouche noire » de Kurt Neumann.

La Fox avait d’abord envisagé de confier le film à Tim Burton qui était alors connu grâce à des courts métrages, avant de se tourner vers Robert Bierman. Après la défection de ce dernier, c’est David Cronenberg qui reprend la mise en scène. 

« Je dis, je suis un insecte qui a rêvé qu’il était un homme et l’aimait, mais maintenant ce rêve est terminé et l’insecte est réveillé. » est une référence à la célèbre histoire « Le rêve du papillon » de l’auteur Zhuangzi. C’est aussi une référence à la célèbre nouvelle de Kafka, « La métamorphose« .

David Cronenberg a noté dans son commentaire audio sur DVD que les babouins utilisés dans le film lui faisaient peur personnellement, car ils sont potentiellement dangereux, physiquement très forts et, en tant qu’animaux très intelligents et très sauvages, sont hautement imprévisibles. Cependant, Cronenberg pensait qu’en raison de son physique grand et musclé, les babouins se comportaient avec affection et respect envers Jeff Goldblum , qui s’était entraîné et s’était préparé pour le rôle, rendant les scènes avec eux faciles à filmer.

Le vomi de la mouche était fait de miel, d’œufs et de lait.

L’effet de main fondante de Stathis a été créé en sculptant la main mutilée, puis en construisant par dessus une main intacte en gélatine. La gélatine a ensuite été fondue à l’aide de lampes de scène et d’un sèche-cheveux, et filmée à faible vitesse. Chris Walas a recréé le même effet qu’il avait utilisé  pour le visage fondant de Toht dans « Les aventuriers de l’Arche perdue » (1981).

Titre original : The Fly Réalisateur : CRONENBERG David Scénario : David CRONENBERG, Charles Edward POGUE Musique : Howard SHORE Photographie : Mark IRWIN (directeur), Attila DORY (plateau) Son : Bryan DAY, Michael LACROIX Costumes : Denise CRONENBERG Montage : Ronald SANDERS Décors : Carol SPIER, Elinor Rose GALBRAITH Effets spéciaux : Lee WILSON, Louis CRAIG, Ted ROSS Pays : Etats-Unis Date : 1987 (sortie) Genre : Horreur/épouvante Durée : 96 mn Interprètes : Jeff GOLDBLUM, Geena DAVIS, John GETZ, Joy BOUSHEL, George BUVALO, Les CARLSON, Michael COPMAN, David CRONENBERG, Carol LAZARE Couleur

Une réflexion au sujet de « La mouche »

  1. A mes yeux, « la mouche » de Cronenberg est bien supérieur à la version originale, agréable série B qui n’affiche pas la même ambition. Le film de Cronenberg n’est pas si classique, ne serait-ce que dans sa traduction visuelle de la mutation, tant sur le plan corporel que sur le plan psychique. Ainsi cette « mouche », qui s’écarte à dessein de l’originale, s’inscrit pleinement dans l’œuvre du cinéaste de la « nouvelle chair ».

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