Le tambour

En 1924 à Dantzig, alors ville libre où Allemands et Polonais cohabitent non sans problèmes, Agnès Matzerath donne le jour au petit Oskar. D’Alfred, le mari de sa mère, épicier allemand, ou du cousin polonais Jan Bronski, l’enfant ne sait lequel est son père. Car à trois ans, Oskar, dont l’esprit ne manque pas de vivacité et qui n’a pas les yeux dans sa poche, a très bien compris qu’Agnès et Jan ne s’agitent pas sur le lit pour vérifier le bon état du sommier. Pour son anniversaire, on lui offre un tambour. Ce jour-là, pour protester contre le monde vulgaire et hypocrite des adultes, mais aussi pour échapper à cet univers, Oskar décide de cesser de grandir.

Je l’ai vu à sa sortie et je me souviens à la fois d’avoir été fascinée par ce personnage et de trouver cette histoire extrêmement dure et violente.

En juin 1997, à la demande d’un groupe fondamentaliste chrétien et après avoir visionné seulement quelques scènes, un juge du comté d’Oklahoma a déclaré que le film contenait de la pornographie juvénile et était illégal. Toutes les copies du film ont été saisies dans les bibliothèques, les magasins de location et même chez les particuliers qui les avaient louées. Le procureur local a déclaré que toute personne possédant une copie du film serait arrêtée. Le D.A. a été contraint de revenir sur cette déclaration et la plupart des vidéos ont été rendues. Les tribunaux fédéraux ont également conclu que la confiscation des enregistrements avait été inconstitutionnelle et ont décidé que le film ne violait pas les lois de l’Etat d’Oklahoma. La Cour d’appel des Etats-Unis a clos le dernier procès en 2001 et le film est à nouveau disponible à la location dans le comté d’Oklahoma.

Le BBFC (British Board of Film Classification) a été contraint de retirer 19 secondes du film et des versions video en vertu de la loi sur la protection des enfants. La scène coupée montre Oskar pressant son visage contre le pubis de Maria. Cette coupe a été levée en 2003, la scène n’ayant plus été considérée comme une image indécente.

Palme d’Or au Festival de Cannes en 1979 ; Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1980.

Bebra : « Vous devez nous rejoindre, vous devez !« 

Oskar Matzerath : « Vous savez, M. Bebra… à vrai dire, je préfère faire partie du public et laisser mon petit art fleurir en secret.« 

Bebra : « Mon cher Oskar, faites confiance à un collègue expérimenté. Notre espèce ne doit jamais s’asseoir dans le public. Notre genre doit exécuter et diriger le spectacle, sinon les autres nous dirigeront *nous*. Les autres arrivent. Ils occuperont le champ de foire, ils organiseront des défilés aux flambeaux, construiront des tribunes, rempliront les tribunes et, à partir de ces tribunes, prêcheront notre destruction.« 

Titre original : Die Blechtrommel Réalisateur : Volker SCHLÖNDORFF Scénario : Jean-Claude CARRIERE, Volker SCHLÖNDORFF, Franz SEITZ Musique : Maurice JARRE Photographie : Igor LUTHER (directeur), Karl REITER, Ulla HÜBNER, Peter SEITZ (plateau) Son : Peter KELLERHALS Costumes : Dagmar NIEFIND, Elzbieta RADKE, Marko CEROVAC Montage : Suzanne BARON Décors : Nicos PERAKIS, Axel MANTHEY Effets spéciaux : Georges LACONELLI Pays : RFA/France/Yougoslavie/Pologne Date : 1979 Genre : Drame Durée : 142 mn Couleur Interprètes : David BENNENT, Mario ADORF, Angela WINKLER, Daniel OLBRYCHSKI, Katharina THALBACH, Charles AZNAVOUR, Heinz BENNENT, Andréa FERREOL, Fritz HAKI, Mariella OLIVERI

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