Split

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elle reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur les toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Le film s’inspire de l’histoire de Billy Milligan (1955-2014) accusé de trois viols. C’est la première personne diagnostiquée avec un trouble de la personnalité multiple à utiliser une défense d’aliénation mentale en raison de ce trouble, et aussi le premier à être acquitté ainsi. Billy Milligan comptait 24 personnalités dont « The Teacher« , une fusion de toutes les autres personnalités.

Sur l’ordinateur de Kevin, il y a des fichiers QuickTime de ses différentes personnalités. Celui dans le coin inférieur droit est M. Pritchard. Il s’agit probablement d’une référence au personnage Lionel Pritchard de « Signes » (2002), également réalisé par M. Night Shyamalan.

Patricia

« Elle est comme une nonne coquine. Elle a envie d’être touchée mais ne laisse personne le faire. C’est triste et à la fois amusant. J’ai donné à Patricia un côté un peu joueur et sexuel. Je l’ai rendue jalouse, je dirais, des jeunes femmes présentes et de leurs atouts physiques dont Patricia est dépourvue. Car elle a un corps d’homme. J’ai changé ma voix un peu, j’ai essayé de changer ma posture pour qu’elle soit plus féminine si on peut dire ça. Ce que la féminité signifie pour Patricia c’est ça qui comptait pour moi. Et pour elle, la féminité ça veut dire bien se tenir, être gracieuse et élégante et classe. Donc à ses yeux, la posture était importante, il fallait être à la fois forte et délicate. Elle a une forme de timidité qui me semblait important. Je la voyais aussi comme une femme pieuse qui a été nonne dans le passé. Elle a perdu la foi (…) et a maintenant foi en cette entité sombre, presque démoniaque. » (James McAvoy, à propos du personnage qui lui manquera le plus)

Hedwig

« Hedwig devait être vraiment innocent et amusant. C’est ce que M. Night voyait pour ce personnage. Mais à mes yeux il a un côté méchant, un peu sale gosse qui lui vient des mauvais traitements qu’il a subis toute sa vie. Car pour moi il a remplacé Kevin quand Kevin était maltraité. Kevin a oublié ces moments car c’est Hedwig qui les vivait. C’est pour ça qu’il n’a pas grandi. Qu’il n’a pas pu devenir adulte. J’ai apporté des choses au script, mais c’est toujours le cas ! On prend ce qu’on nous donne, et on l’enrichit. Parfois on en fait trop… Mais il faut toujours ajouter un petit quelque chose à un personnage. » (James McAvoy)

La bête

« La bête ne s’assit jamais. Et il n’y a pas de scène où elle discutera avec une tasse de thé. Son cœur bat à 10.000 battements par seconde, ses veines ressortent. Elle est toujours prête à attaquer. Elle est toujours à fond. Tu ne peux pas te cacher. Tu dois avoir ton sang qui court dans ton corps devant la caméra. » (James McAvoy, parlant du personnage le plus difficile à jouer)

« Il faut être sûr que techniquement tu es au top de tes possibilités pour ne pas laisser les personnages se mélanger les uns aux autres. Il faut que le public se dise « Il y a une nouvelle personne » et qu’il puisse quasiment deviner qui c’est rien qu’à leur manière de parler ou de s’asseoir. » (James McAvoy)

« Ça fait 15 ou 16 ans que j’ai eu l’idée du film. J’en ai écrit une partie à l’époque. Il y a trois personnalités qui forment la « horde » dans le film, et celles-là je les avais déjà en tête depuis 15 ans. Ensuite les autres ont commencé à apparaître comme Barry (…). Kevin Wendell Crumb lui-même a commencé à émerger pendant l’écriture. »

« Je traite le scénario comme une pièce de théâtre et je ne modifie pas les dialogues après coup, mais pour gagner en authenticité, la porte est ouverte à l’improvisation au niveau de l’interprétation. Il [James McAvoy] a respecté les dialogues à la virgule près, mais il a improvisé avec son visage et son corps. Il faisait des propositions de jeu totalement originales. Nous sommes entrés dans une dynamique formidable où ce que je considère sacré n’a pas été altéré mais intensifié. » (M. Night Shyamalan)

Titre original : Split Réalisateur : M. NIGHT SHYAMALAN Scénario : M. NIGHT SHYAMALAN Musique : West Dylan THORDSON Photographie : Mike GIOULAKIS (directeur), John BAER, Linda KALLERUS (plateau) Son : Skip LIEVSAY, Michael FEUSER Costumes : Paco DELGADO Montage : Luke CIARROCCHI Décors : Mara LePERE-SCHLOOP, Jennifer ENGEL, Dennis MADIGAN Effets spéciaux et visuels : Kurt WUNDER, Dane WILSON (effets spéciaux) – Ed MENDEZ, Edwardo MENDEZ, Mitch CAMPBELL (effets visuels) Pays : Etats-Unis Date : 2016 Genre : Thriller, Horreur, Fantastique Durée : 118 mn Couleur Interprètes : James McAVOY, Anya TAYLOR-JOY, Haley Lu RICHARDSON, Jessica SULA, Izzie LEIGH COFFEY, Brad William HENKE, Sebastian ARCELUS, Neil HUFF, Betty BUCKLEY, Bruce WILLIS

2 réflexions au sujet de « Split »

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